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Comment rester en mouvement au bureau ?
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Sept heures : c'est le temps moyen que passe chaque jour un adulte en France en position assise. Devant un ordinateur, une télévision ou un smartphone. La sédentarité gagne du terrain, avec 37% d'adultes qui restent assis plus de huit heures par jour.[1] Selon les secteurs d’activité, certains postes ont en effet tendance à favoriser l’immobilité. Alors comment aider vos salariés à bouger davantage ? Quelles solutions simples mettre en place ? Suivez nos conseils !
Que signifie vraiment être sédentaire ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) définit la sédentarité comme une « situation d'éveil caractérisée par une dépense énergétique proche de la dépense énergétique de repos en position assise ou allongée ». L'Observatoire National de l'Activité Physique et de la Sédentarité (Onaps) estime que l'on est sédentaire lorsque l'on reste assis chaque jour sept heures ou plus. Or en Europe, on en passe en moyenne 7h26 et en France, 70% de la population passent quotidiennement plus de huit heures en position assise.
Rester assis durant plusieurs heures consécutives ralentit le bon fonctionnement de l'organisme. Même lorsque l'on pratique une activité physique en dehors du travail, cela ne compense pas totalement les longues périodes passées en position assise et peut même entraîner :
- Des tensions musculo-squelettiques (TMS) : une posture maintenue trop longtemps sollicite certains muscles tandis que d'autres restent peu actifs ce qui favorise l’apparition de douleurs. Les cervicales, les épaules et le bas du dos sont les zones les plus concernées. À cela peuvent s'ajouter des raideurs, une diminution de la mobilité articulaire ou encore des tensions dans les poignets liées à l'utilisation répétée du clavier et de la souris.
- Des risques cardiovasculaires et métaboliques : les effets de la sédentarité ne se limitent pas aux douleurs physiques. Lorsque les muscles restent inactifs pendant plusieurs heures, la circulation sanguine ralentit et le métabolisme fonctionne moins efficacement. À long terme, cette diminution de l'activité musculaire peut favoriser le surpoids, l'hypertension artérielle, le diabète de type 2 ainsi que les maladies cardiovasculaires.
Parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, il est donc indispensable de bouger davantage, idéalement toutes les heures. Quelques minutes suffisent pour se dégourdir les membres, relancer sa circulation sanguine et s’aérer l’esprit !
4 astuces pour encourager vos collaborateurs à bouger davantage :
- Lancez le challenge « 10 000 pas » par jour (soit environ 7 km) : Grâce aux montres connectées ou aux applications mobiles, les salariés peuvent suivre leur nombre de pas quotidien, individuellement ou en équipe. L'objectif n'est pas forcément d'atteindre chaque jour ce chiffre mais d'augmenter progressivement leur niveau d'activité. Proposez-leur d’installer une appli et de prendre conscience du nombre de pas qu’ils effectuent chaque jour pour qu’ils se dépassent chaque jour davantage.
- Mettez en place un suivi collectif qui favorise l'engagement : organisez des défis avec des classements hebdomadaires par exemple. Cette dimension collective transforme une démarche individuelle en challenge et contribue à créer une dynamique positive autour de la santé au travail. Les pauses deviennent alors l'occasion de marcher quelques minutes avec des collègues, de prendre les escaliers ou de réaliser un court trajet à pied avant de reprendre son activité.
- Proposez-leur des petits exercices faciles à exécuter : cinq minutes toutes les trente minutes suffisent ! Proposez-leur des étirements de la nuque, des épaules, des poignets et des jambes pour relâcher les tensions accumulées au fil de la journée. Installez des stickers ludiques et explicatifs un peu partout dans vos locaux pour leur expliquer comment bien réaliser les exercices. Cela procure un effet positif au niveau cognitif avec une amélioration de l’attention, de l’humeur, du temps de réaction, réduisant les sensations de fatigue, selon l'expertise 2025 de l'Anses.
- Incitez-les à faire une vraie pause toutes les deux heures : il n’est pas question d’être moins productif en multipliant les pauses, bien au contraire ! Ces moments sont cruciaux pour s’aérer l’esprit en plus de se dégourdir les membres. Cela favorise par ailleurs une meilleure concentration et donc une meilleure productivité ! Pour ce faire, programmez des rappels sur les postes de travail pour inviter vos collaborateurs à effectuer ces pauses salvatrices et informez-les des bienfaits de ces moments de déconnexion qui invitent à davantage de cohésion au sein de l’équipe.
Montrez l'exemple !
La culture de l'entreprise joue également un rôle essentiel. Lorsque les managers encouragent les pauses actives, organisent des réunions en marchant lorsque cela est possible ou valorisent ces bonnes pratiques, les collaborateurs osent davantage adopter ces nouveaux réflexes.
Créer un environnement où il est naturel de se lever régulièrement contribue à installer des habitudes durables, bénéfiques aussi bien pour la santé que pour la qualité de vie au travail.
Finalement, rester en mouvement au bureau ne demande ni équipement particulier ni performances sportives. En multipliant les petites occasions de bouger tout au long de la journée, chacun peut réduire les effets de la sédentarité, préserver sa santé et améliorer son bien-être au travail.
Pensez à consulter votre expert-comptable qui vous aidera pour rester en mouvement au bureau :
- Recourir à votre DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) et le compléter pour répertorier tous les postes sédentaires dans l’entreprise et les risques inhérents à la santé des salariés concernés ;
- Chiffrer le budget nécessaire pour un plan « anti-sédentarité » dans le respect les limites d’exonérations fiscales et sociales (recours à un coach sportif, aménagements et animation d’ateliers collectifs, espace de pauses favorisant le mouvement, création d’une appli pour susciter et suivre les pauses actives, …) ;
- Surveiller pour vous les subventions et crédits d’impôt existants, ainsi que les aides possibles liées à la prévention de la santé au travail ;
- Établir des indicateurs de suivi du temps de travail, temps de pause et d’arrêt (absentéisme, maladie, accidents du travail, …) pour mesurer les gains ou reculs de productivité afin de mieux organiser une démarche durable de QVCT (Qualité de Vie et Conditions de travail).
Le mois prochain nous verrons comment prévenir l’épuisement professionnel et rappeler notamment pourquoi il est indispensable de favoriser le bien-être au travail !
Ce sujet vous intéresse et vous souhaitez en avoir plus, prenez un rendez vous avec votre Expert-comptable
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